La Berline 130
Vous recherchez une grande berline 4 portes, bourgeoise et puissante.
Si vous avez la fibre italienne, vous vous dirigerez vers Alfa Romeo ... mais il n'y a rien car la 2.600 cc vient de terminer sa carrière.
Vous vous dirigez vers Lancia mais vous vous détournez en raison de la traction avant et du manque de puissance.
Vous vous rabattez sur les Françaises, la raison vous indique la Peugeot 504 "full options" mais celle-ci ne propose pas encore de direction assistée à cette époque. L'on pourrait opter pour la Peugeot 505 mais elle vient trop tard. Et dans les deux cas, l'on parle d'une catégorie inférieure. Remarque en passant, la Peugeot 505 qui succède à la Peugeot 504 comporte le même coup de gouge que la Fiat 130 Coupé en ceinture de caisse (idem la Renault 16 dès 1965) ce qui laisse à penser que pour la Peugeot 505, PininFarina s'est contenté de recycler les lignes de la Fiat 130 Opera qui n'est autre que le dérivé expérimental, 4 portes, de la Fiat 130 Coupé.
Donc pour l'acheteur de l'époque, quelle était donc la meilleure alternative par rapport à une Fiat 130 Berline en 1972 ou 1973 ? Assurément la BMW 2500/2800 de 1969, qui naît la même année que la Fiat 130 Berline, et qui la tue dans le berceau. Fiat n'a pas pu ne pas s'en rendre compte et c'est vraisemblablement pour cela que dès 1971, ils tentent de d'inscrire la Fiat 130 dans la classe supérieure avec le moteur réalésé à 3.235 cm³. Peine perdue !
Certes, du côté des Allemandes, il y avait aussi l'Audi 100, première du type, sortie en 1968, mais elle est pénalisée par l'absence de servo-direction et puis, 1900 cm³ en traction avant dans une berline cossue, crédible ?
Donc à ce stade, vous optez pour la BMW BMW 2500/2800 de 1969.
Le Coupé 130
Vous recherchez un grand coupé, bourgeois et puissant.
Si vous avez la fibre italienne, vous vous dirigerez vers Alfa-Romeo ... mais il n'y a rien car la 2.600 cc vient de terminer sa carrière.
Vous vous dirigez vers Lancia mais vous vous détournez en raison de la traction avant et du manque de puissance.
Vous vous rabattez sur les Françaises, la raison vous indique la Peugeot 504 Coupé de 1969, délicieusement jolie, Pininfarina aussi, éventuellement choisie plus tard avec injection et direction assistée, qui rend de bien meilleurs services pour infiniment moins cher à l'achat et à l'utilisation. Mais ce n'est évidemment pas la même catégorie.
Oui mais il y a les Allemandes ... Vous remarquez le Coupé BMW 2800 CS, sorti en 1969 et qui fait ses preuves.
Certes, du côté des Allemandes, il y avait aussi l'Audi 100 Coupé S de 1969, bellissime, italienne dans sa génétique, mais elle est pénalisée par l'absence de servo-direction et puis, 1900 cc en traction avant pour un coupé aussi joli, est-ce bien crédible ?
Donc, à ce stade, vous optez pour la BMW 2800 CS.
A moins que, fondu de technique et de nature aventureuse, vous optez pour la Citroën SM de 1970.
Les grandes familles chez les autres
Donc on vient de le voir, le choix le plus probable, pour la Berline, c'est la BMW 2500/2800, sortie en 1969, et pour le Coupé, c'est la BMW 2800 CS en Coupé, sortie en 1969 également.
Bien sur, si le budget suit et si vous faites une fixation sur la notion de qualité, la Mercedes 280 S ou 280SE s'imposent, disponibles en Berline et en Coupé dès 1966.
Plus onéreux encore, chez Jaguar il y a la Berline XJ6, voiture qui a fait ses preuves.
Et si vous avez été patient et que vous disposez d'un budget encore plus conséquent, il y a la Jaguar XJ6 Coupé sortie en 1975, qui bien qu'affublée d'une étanchéité déficiente, propose un cocktail autrement délicieux.
Ou, si votre budget ne suit pas et que vous n'êtes pas rebuté par l'esthétique Ford de l'époque, vous optez pour une Granada V6, première génération de 1972, en Berline ou en Coupé.
Ou, peu de gens s'en souviennent encore, si vous aimez le superlatif mais que vous n'attachiez aucune importance à la technique, vous optez pour une Opel Admiral ou Diplomat, série B de 1969, similaires dans leur approche à la Fiat 130. Hélas, pas de coupé pour les Opel Admiral et Diplomat série B, le sublime et confidentiel coupé série A ayant été arrêté en 1967 et non reconduit en série B.